Virée portugaise pour Stitch, ce début d’année 2021 ! Nous avons eu l’opportunité de profiter d’un roadtrip improbable de 15 jours en vadrouillant de Lisbonne à Porto. À ce moment-là, le Portugal n’était contraint qu’à des couvre-feu permettant de bien profiter en journée (couvre-feu 23h en semaine, 13h le weekend + “promenade hygiénique” autorisée).

Articulé en plusieurs articles, suivez-nous à Lisbonne, Sintra, Obidos, la côte ouest, le Douro puis Porto.

Par quoi on commence très cher Douro ?… pas facile d’attaquer ce reporting…
Déjà on peut dire qu’on avait lu, vu et entendu maintes et maintes choses sur cette région sans trop se la représenter pour autant. On s’imaginait des montagnes avec des cultures en terrasses de la vigne. Un fleuve coulant entre ces collines à l’image des rizières chinoises.
En tout cas, les avis étaient tous unanimes : “stupéfiant”.  Ouch, ça met la pression. T’as intérêt à tenir tes promesses mon Douro !!
Ça tombe bien, on y sera 2 jours entiers, le temps de le faire en long, en large et en travers.

LEÇON DE GÉO

Petit rappel avant de commencer, le Douro est le nom d’un fleuve qui prend sa source en Espagne et qui se jette dans l’Atlantique, à Porto. Mais c’est également le nom de cette fameuse vallée cernée par les coteaux accrochés aux flancs des montagnes. Classé au Patrimoine mondial Unesco depuis 2001 quand même ! Ça annonce la couleur…

De ces vignes sortent le Porto que l’on connaît tous mais aussi un vin de table du Douro.

Nous sommes donc partis pour longer le fleuve sur son tronçon  “Regua / Pinaho”, le plus représentatif selon nos recherches. Bon, à Regua, la magie de la vallée ne saute pas aux yeux. Pendant 2 secondes on a eu peur d’avoir fantasmé la chose…

Direction Pinaho pour voir si là-bas c’est plus parlant. C’est à ce moment-là qu’on a commencé à enquiquiner l’autochtone sur la route. “Ouh c’est pas mal là”, “ah ouais je vais tenter une photo sous cet angle”, “euh si on prend ce petit chemin, la vue devrait être pas mal !”.
Ah nan mais en fait ça commence sérieusement à envoyer les panoramas, là !

Petits murets en pierre, vieilles grilles à l’entrée des domaines, plans de vignes tout nus (on est en janvier) on ressent bien le poids des années et du travail colossal que l’homme a dû fournir pour forger ces paysages et rendre cette région aussi fertile. On continue de suivre cette route qui épouse le relief de la montagne, toujours au plus près des rives du fleuve.
Ça turbine dans les vignes. Ça coupe, ça ratiboise, ça brûle… la petite coupe d’hiver pour préparer les beaux jours. Les camions et fourgonnettes filent sur cette unique route et on s’excuse presque d’être dans leurs pattes ! On ose imaginer ce que ça doit être en période de vendange !!

Le Douro regorge de Quinta, des exploitations viticoles plus ou moins grandes qui proposent des visites/dégustations des vins de leur domaine mais également le couvert et le couchage, pour certaines. Nous avions repéré la Quinta do Tedo dont la vue et la table nous avaient été recommandées mais nous n’avons pu y aller. Par contre, la vue de la Quinta de Seixo est testée et plébiscitée ! (vidéo ci-dessus) Attention néanmoins dans les petits chemins des domaines. Ils ne sont vraiment pas larges, le précipice n’est jamais très loin et les ouvriers y sont très à l’aise. On déconseille donc le SUV !

UNE NUIT DANS LE DOURO

Pour notre nuit dans le Douro, nous n’étions pas “côté fleuve” mais en second rideau, au milieu des montagnes à Tabuaço. Nous n’avons rien vu des paysages alentour en y allant car la nuit tombe définitivement très très tôt en janvier (17h). Par contre nous avons bien apprécié l’hôtel aux prestations de qualité tant au niveau des chambres que du restaurant ! Placido Hôtel, tu présentes de sérieux atouts pour un point de chute dans le Douro… on reste en contact ! 😉  

Surtout qu’au petit matin, au moment de reprendre la route pour notre 2ème journée dans la vallée, quelle bonne surprise ! Les paysages sont fous. Nous sommes au centre de ces lignes horizontales qui zèbrent les collines qui nous entourent de toute part et nous nous sentons si petits sur cette route de montagnes.

SOUS UN AUTRE ANGLE

Arrivés à Pinaho, l’idée était de laisser la voiture pour poursuivre notre découverte de la vallée sous un autre angle. Deux options : le bateau pour filer sur les eaux du fleuve à l’apparence tranquille ou bien le petit train des années 70 qui s’enfonce encore plus loin dans la vallée, toujours au plus près de l’eau. En gare on nous annonce un départ dans 5 min pour Pocinho, il ne nous en faudra pas autant pour nous décider, on opte pour le ferroviaire. Moins facile pour prendre les photos mais tant pis pour vous, nous on les a bien imprimés ces recoins inaccessibles aux voitures ! 

Pocinho en lui-même ne présente pas vraiment d’intérêt mais l’aller et le retour ne sont pas de trop pour admirer d’un côté, les coteaux et de l’autre, le fleuve et les domaines d’en face. Vraiment une façon tranquille de profiter de la région, sans encombrer les routes et les ouvriers viticoles.

En plus, la gare de Pinaho mérite vraiment le coup d’œil. Dans ce petit hameau, le temps s’est arrêté. Rien n’a bougé depuis des décennies ! On a du mal à croire que nous sommes dans un haut lieu touristique.

UNE ADRESSE ROMANESQUE

Ah si, l’adresse de charme que l’on retient pour vos projets de parenthèse à 2 (ou plus), c’est le Vintage House ! Nous avons eu l’occasion de nous y poser pour le tea-time et croyez-nous, le spot est dingue. Le Douro entame un virage juste devant l’hôtel. Du coup la vue est sans nom et orientée comme il faut pour le coucher du soleil. Le jardin avec les grands palmiers et la piscine face au fleuve promet de belles soirées dans un cadre d’exception. Très joli bar au style british. Bref, y a moyen d’y être bien !

C’est ici même que nous avons dit au revoir à cette région qui a fini de nous convaincre ! Nous sommes tombés sous son charme malgré les vignes sans végétation. Le tableau doit être encore plus fou avec les couleurs du printemps ou même de l’automne…

On prend une dernière fois de la hauteur pour capturer un dernier cliché puis on file à Porto pour les 2 derniers jours de notre trip. Vous connaissez Porto ?

À lire également, notre reporting de : Lisbonne, Sintra, Obidos, la côte Ouest et Porto.

point de vue de Loivos